Partie 2

II) Quels sont les effets de l’alcool sur le système nerveux ?

 

a)   A court terme

 

Les conséquences de l’alcool sur le cerveau humain sont diverses et variées. A court terme, l’alcool a une influence sur la capacité réactive de la personne (rallongée de 30 à 50% comparée à une personne sobre), sur sa perception, sa vigilance, ses émotions et son comportement vis-à-vis des autres personnes. Les fonctions essentielles à la survie d’un homme sont aussi affectées, notamment la respiration ou la température du corps.

En effet, même si la peau se réchauffe, le corps perd de sa chaleur. Cette sensation que procure l’alcool est due à la dilatation des vaisseaux sous la peau : le sang se rapproche de celle-ci, ce qui dépose sur nos joues une rougeur.  Les terminaisons nerveuses situées en surface interprètent cette augmentation de température, c'est pour cela que l'on a l'impression de se réchauffer. En réalité, la température du corps s'abaisse d'un demi degré tout les 50 g d'alcool absorbé. La sensation de chaleur peut donc camoufler un abaissement de température et engendrer des problèmes graves par temps froid. 

D'autre part, la respiration est affecté, les besoins en dioxygène sont accrus. Une réaction adrénergique due à la déshydratation fait accélérer le coeur et provoque une vasoconstriction des vaisseaux. Le coeur bat plus vite pour maintenir un flot constant pour alimenter les organes et les muscles, le volume sanguin est réduit et les vaisseaux dilatés ont un débit plus important… 

Lorsque l’alcool arrive au cerveau par les voies sanguines, il agit sur les métabolismes de transmissions nerveuses. De ce fait, le champ visuel se réduit, le goût du risque est accrût, la coordination physique est affectée et l’aptitude à penser et à prendre des décisions est diminuée.

Lorsque l’on ingurgite de l’alcool, on peut ressentir dans un premier temps, une sensation de bien être. Cependant, cette sensation s’inverse dans le cas d’une prise d‘alcool plus importante, et peut entraîner, dans un cas extrème, un coma éthilyque. Cette intoxication alcoolique survient après un niveau de 2 à 4 grammes d'alcool par litre de sang suivant les personnes. Les jeunes sont plus particulièrement touchés par ce coma,  à cause des jeux et des mélanges d'alcool, assez fréquents.

 

b)  A long terme

 

A long terme, l’alcool peut entrainer de graves conséquences sur le corps et le cerveau humain. La personne peut subir des pertes de mémoire et se coupe de la société. S’en suivent également des maladies du type cancer (bouche, gorge, œsophage, intestin). Au fur et à mesure, le cerveau risque de subir une réduction de la concentration, de l’ouïe et de la vue. L’alcool provoque une atteinte intellectuelle précoce, ainsi, il perturbe la mémoire et le sommeil. L'alcool détruit également un certains nombres de cellules cérébrales (neurones). Ces facultés sont endommagées de façon permanente,  c’est la synapse. Le corps et l’esprit de la personne acquerra une certaine violence avec son entourage et mettra en place une dépendance psychologique, c'est-à-dire le besoin de boire d’avantage d’alcool, une sorte de non confrontation à la réalité, soit disant pour fuir le monde réel.

 

c)  La synapse

 

Pour passer d'un neurone à un autre, les messages chimiques  prennent la forme d'une substance sécrétée par le neurone, le neuromédiateur. Il existe différents neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, acétylcholine...) qui se lient à ces récepteurs spécifiques. Le neuromédiateur traverse l'espace situé entre deux neurones, la synapse. C'est sur cet espace qu'agissent les substances psycho actives (alcool et autres).

Ce phénomène est aussi appelé la transmission synaptique.

En effet une substance psycho active dont la structure moléculaire ressemble à celle d'une substance produite naturellement par l'organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur ses récepteurs spécifiques. Prenons comme exemple une jeune fille prétendant avoir chaud, alors que la température est d’environ 5°C. La molécule d'alcool (l'alcool éthylique, ou éthanol de formule C2H5OH) s'est mise à la place d'une molécule devant informer la jeune fille qu'elle a froid. Le message ne passe plus, la connexion nerveuse est endommagée.

 

 P.S : Chez la drosophile, les effets de l'alcool sont observés comme chez les humains.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site