III) Le corps a-t-il une mémoire face à l’alcool ?

 

A)   Le Mécanisme de la dépendance

 

1. Plaisir et dépendance: un cercle vicieux

La dopamine joue un rôle clé dans le mécanisme de l’addiction. Lorsque l’on consomme des drogues, de l’alcool ou de la simple nourriture, ce neurotransmetteur afflue dans notre cerveau suscitant une impression de satisfaction. Celles-ci stimulent de façon excessive sa production. C’est cette surdose qui crée la dépendance.

2. L’anticipation

Quand on s’apprête à consommer une drogue, des signaux - visuels, olfactifs ou autres - annoncent une récompense, autrement dit la perspective du plaisir lié à son absorption. Le cortex cérébral se trouve ainsi activé.

3. La transmission

 Le cortex cérébral transmet un message à l’aire tegmentale ventrale, une des zones du plaisir dans le cerveau.

4. La libération de dopamine

 L’aire tegmentale ventrale provoque une augmentation de la production de dopamine. Au niveau de la synapse (zone de contact entre deux neurones).

5. La mémorisation

 La production accrue de dopamine se concentre surtout dans trois zones: le cortex préfrontal qui focalise notre attention, le noyau accumbens qui augmente notre plaisir, l’amygdale qui favorise la mémorisation des émotions.

 

 B)   Tolérance

 

1. Différences entre les genres :

Généralement, les femmes supportent moins bien l’alcool que les hommes. Autrement dit, pour une même quantité d’alcool, l’alcool est plus nocif pour elles que pour eux. On explique cette différence par la quantité moindre d’enzymes  chez les femmes que chez les hommes.

 

2. Différences liées à l’âge :

Les effets et les risque de l’alcool liés à sa consommation dépendent aussi de l’âge, les jeunes supportent moins bien l’alcool que les adultes. En règle générale, les adolescents ont un poids inférieur à celui des adultes, ce qui fait que l’alcool se répartit plus rapidement dans le sang, de plus la quantité d’enzyme diffère chez les adultes et les adolescents accentuant la différence de résistance entre les âges.

 

3. Différences entre les individus :

La capacité d’élimination de l’alcool par les enzymes varie d’une population et d’un individu à l’autre, ces différences étant déterminées génétiquement. De nombreux Asiatiques possèdent un système atypique, que l’on retrouve également chez certains individus dans d’autres populations. Cela explique pourquoi l’organisme des personnes possédant ce système atypique réagit très violemment à la consommation d’alcool.

 

 

 

 

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